Après le Synode Africain 227177 visites
Accueil

Combattre les violences faites aux femmes

Mardi 27 Novembre 2012 - 14:55:43

27 novembre 2012

Nous lisons dans AFRICAE MUNUS
au numéro 56 :

56. S’il est indéniable que des progrès ont été accomplis pour favoriser l’épanouissement et l’éducation de la femme dans certains pays africains, il reste cependant que, dans l’ensemble, sa dignité, ses droits ainsi que son apport essentiel à la famille et à la société ne sont pas pleinement reconnus ni appréciés. Ainsi la promotion des jeunes filles et des femmes est-elle souvent moins favorisée que celle des garçons et des hommes. Trop nombreuses sont encore les pratiques qui humilient les femmes, les avilissent au nom de la tradition ancestrale. Avec les Pères synodaux, j’invite instamment les disciples du Christ à combattre tous les actes de violence contre les femmes, à les dénoncer et à les condamner.[93] Dans ce contexte, il conviendrait que les comportements à l’intérieur même de l’Église soient un modèle pour l’ensemble de la société.

 

Contre les violences faites aux femmes, avec Khadi Koïta

 

Entendu sur RFI, le 25 novembre 2012 :

Cliquer sur :  Contre les violences faites aux femmes, avec... par gerardw

En Afrique, s’il est un domaine dans lequel on a peu avancé en matière des droits des femmes, c’est bien celui de l’excision et du mariage forcé précoce. Malgré les efforts faits par les associations de femmes et de défense des droits de la personne, ceux-ci se heurtent à une pratique profondément ancrée dans les mœurs, comme au Sénégal où la pratique de l’excision, illégale depuis 1999, bien qu’en recul, reste une pratique normale.

Khady Koïta est Sénégalaise. Elle a quatorze ans, lorsqu’elle découvre la France en 1990. Mariée de force un an plus tôt au Sénégal, elle aura quatre enfants.

 

Comme beaucoup de femmes africaines on trouvait cela normal d’être excisées et d’être mariées comme nos mamans l’ont été. Petit à petit on s’est rendu compte que ce n’était pas normal…

 

Aujourd’hui Khady Koita aide les autres. Elle travaille pour le GAMS, une association réputée pour ces actions de lutte contre les mutilations sexuelles, mais également toute forme de violences, comme le mariage précoce et / ou forcé, les pratiques traditionnelles néfastes pour la femme. Elle aussi présidente de la Palabre, association qui construit des centres d’accueil d’hébergement au Sénégal pour jeunes filles victimes de mariages forcés ou d’excision. Deux pratiques qui se cumulent malheureusement pour certaines, d’une violence extrême. Khadi Koïta est l’auteur d'un livre sorti en 2005 : Khady mutilée, aux éditions Oh !



Commentaires


   ...
Réalisé par Africaciel.com